Comment gérer un « anti-végétarien » 2/2 ?

Fév 28
Végétarien

Crédit photo Shutterstock : « Jamen Percy »

Cet article fait suite au 1er de la série comment gérer un anti-végétarien.

Voici donc d’autres remarques que vous pouvez avoir et des pistes sur comment les gérer. Comme expliqué dans le 1er article l’idée n’est pas de « forcer » votre interlocuteur a devenir végétarien mais de le faire réfléchir à ce qu’il mange ou consomme.

3) Et la tomate carotte que tu manges elle est vivante aussi !

Tout bon végétarien qui se respecte a déjà entendu celle-ci au moins une fois… A mon avis vu que la remarque est absurde, il faut répondre par une question absurde du style : « Ah oui c’est vrai tu as déjà vu une carotte te regarder dans les yeux ? ou « La prochaine fois que tu manges un bébé carotte et que la maman carotte pleure peut-tu m’appeler stp ? « . 

4) T’en as pas marre de manger de la salade ?

Que l’on soit clair, être végétarien ne veut pas dire, ne manger que de la salade ce qui est un cliché répandu… Déjà vous pouvez demander s’il a déjà mis son nez dans un magasin autre qu’Auchan pour acheter de la nourriture car il sera surement surpris de la variété, de la diversité de ce que l’on peut trouver dans un magasin spécialisé dans les fruits et légumes… De plus, on peut manger encore beaucoup d’autres choses très sympas, la liste sera évolutive selon si on est végan, végétarien, presco-végétarien, crudivore, frugivore…

Voici quelques questions que vous pouvez faire en mode réponse à la provoc’ 🙂 : « Et toi comment tu te sent quand tu manges un cadavre tous les 2 jours ? ». 

5) Etre végétarien c’est pour les riches…

Encore une légende urbaine, c’est fou le nombre de fausses idées que l’on peut se mettre dans le crâne… Les industriels sont quand même super forts pour nous vendre de la merde à prix fort sans que l’on n’y trouve rien à redire… Ensuite réfléchissez aux pays les plus plus pauvres, que mangent-ils ? Certainement pas de la viande… Manger de la viande est en luxe sans compter que nous le payons aussi à travers des subventions et donc nos impôts… Pour finir réfléchir au prix de son caddie est certes important, tout le monde n’a pas les moyens de ne pas y prêter attention mais pensez aussi plus large, manger sainement est un investissement pour votre futur en bonne santé…On pourrait dire que cela n’a pas de prix mais cela en a un pour la société, tant en terme de prix en € qu’en terme de détresse quand les gens sont malades…

Voici quelques questions à poser : « Ah oui, et dis moi un kilo de viande coûte combien par rapport à 1 kg de pommes ? » ou encore  « Oui c’est vrai avec 2 €, je ne peux acheter qu’1 kg de banane et toi.. ? »

6) C’est pas parce que tu arrêtes de manger de la viande qu’on va arrêter de tuer des animaux !

Certes, c’est clair que ce n’est pas l’action d’un homme ou d’une femme seul dans son coin qui va changer quoi que ce soit… Pensez à la phrase de Coluche qui disait : « Eh pourtant il suffirait que les gens arrêtent d’acheter de la merde pour que cela ne se vende pas… ».

Réflexion marrante et toute bête mais tellement réelle. Les industriels ne cherchent qu’une seule chose : faire des bénéfices et c’est normal ! Donc si ce « mouvement » s’amplifie ou que les gens arrêtent de « baffrer » des kgs d’animaux et reviennent à une consommation raisonnée, croyez-moi, ils modifieront leur business…

Voici quelques pistes pour répondre : « A ton avis, si demain 30 % de la population devient végétarien, est-ce que la filière animale va rester la même qu’aujourd’hui ? » ou « Si un industriel voient des bénéfices fondre comme neige au soleil, à ton avis, est-ce qu’il va continuer tel quel ou chercher un autre business ? ».

Voilà c’est tout pour ces réflexions 🙂

Et vous quelles sont les réflexions sur lesquelles vous êtes tombés et comment avez-vous réagi ?


Leave a Comment:

(3) comments

Anne

Bonjour,

je découvre ton blog aujourd’hui, vraiment intéressant !

Question anti-végétarien, ma « tactique » est de répondre que je ne cherche pas à polémiquer et à convaincre qui que ce soit (d’autant plus que je suis plutôt émotive : si je cherche à discuter, mes neurones se font la malle dans la seconde :), pas pratique pour apporter des arguments de poids !)
Si on me parle des sacro saintes carences, je demande simplement si j’ai l’air en mauvaise santé : comme je suis en pleine forme et que j’ai retrouvé mon poids de jeune fille, que j’ai une peau impeccable, et que je suis bourrée d’énergie, pfuuiiiit, on me laisse déguster mes jus, fruits et salades tranquilos :D. L’idée qu’une végé, ou pire, une végan, ou encore plus monstreux, qu’une crudivore ne soit pas anémiée, blafarde et anorexique paraît tellement incompréhensible aux gens « normaux » qu’on me fiche la paix assez vite.
Et là, bizarrement, en plus il m’arrive de faire des émules : quelques personnes de mon entourage ne sont mises petit à petit à changer leur alimentation.
Je me rend compte que la plupart des gens sont de toute façon plus ou moins conscients de ce qui se passe côté alimentation dans nos sociétés. Ils ont la trouille, et se bouchent les yeux et les oreilles, mais si on leur donne à voir un mode de vie différent, sans chercher à discuter, l’idée de l’extrémisme alimentaire que nous autres soit-disants « orthorexiques » bat de l’aile. Alors l’idée de pouvoir manger sans causer de mal (selon ce que chacun considère comme « mal » : malbouffe, horreur des abattoirs, pollution intensive, exploitation humaine et animale, additifs, etc…) fait son chemin.

Tu fais parti de ces « éclaireurs » de conscience et de joie de vivre, alors merci !

Anne

Reply

    Hello Anne,

    Voilà aussi d’excellents conseils 🙂
    Merci à toi pour ton message très sympa !

    Reply
Christian-Gabriel

Je ne suis pas végétarien sans être anti-végétariens, tout au moins c’est ce que je pense. Ma consommation de viande est très modérée, et je reconnais qu’il y a des arguments qui plaident en ce sens. Cependant, je suis horripilé par celles et ceux qui donnent à leur régime alimentaire une connotation sectaire, et nient que, mis à part le bio, ils ingurgitent autant de « saloperies » que les autres avec l’agriculture industrielle. A la réplique « As-tu vu une carotte sourire ou pleurer », j’oppose que le monde végétal est bel et bien vivant,avec certes des graduations de sensibilité, et que la communication entre-eux et l’auto-défense des acacias en Afrique ont été démontrées dans le cadre d’une longue recherche d’explication de morts qui ont été longtemps mystérieuses d’herbivores qui s’attaquaient à leurs feuilles. De même il a été rapporté que lors d’expériences mesurées les tomates réagissaient bien différement, selon qu’il s’agissait d’un lissage de la peau ou d’une légère piqûre. Comme il existe l’infiniment petit qui échappe à notre vue, certaines formes d’expression liées au monde végétal nous échappent. Sommes-nous capables de l’admettre avec pragmatisme et objectivité ?

Reply
Add Your Reply

Leave a Comment: